Quand Ezra rencontre Eve, il a deux convictions profondes : qu’il va aimer cette femme, mais aussi que les divergences présentes dès le départ causeront la perte de leur amour. En effet, lui est professeur de mathématiques issu d’une famille juive ashkénaze, et elle, professeure de français issue d’une famille noble et catholique.
En bon mathématicien, Ezra va tenter de prévoir l’avenir de cette histoire, et peut-être empêcher la chute de se produire, en suivant la théorie de Markov, processus mathématique dont se servent les météorologues et les physiciens pour prévoir des changements à partir de l’observation du présent… Qui n’a jamais dit, après une rupture, « je le savais dès le départ » ?
Je me suis attachée aux personnages, principaux et secondaires ; on est plongés dans deux milieux familiaux différents avec leurs aspects positifs et négatifs. On se prête au jeu de l’observation des personnages avec Ezra avec toujours la même question : qui est véritablement épanoui ?
J’ai trouvé que le roman avait une dimension philosophique. L’altérité engendre toujours des différences ; nous savons que l’amour ne suffit pas, alors quelle est la formule pour que l’amour devienne viable ? Je mouline encore, même si je commence à avoir mon avis sur la question.
C’est un roman qui m’a emportée ; je n’avais pas lu un livre en une journée depuis bien longtemps.




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