Direction l’Argentine, à quelques encablures « Du monde du bout du monde » de Sepúlveda, mais avec un conte au réalisme magique inclassable.
La Pampa est parcourue par un train de 2 km (minimum) au chargement incongru ; il traverse une plaine qui lutte contre l’invasion de maïs. L’invasion étant entrée dans les mœurs, on a même renommé les villages Los Maïzes, La Polentita, Santa Maïzena, El Maïzorcal…
Le train parcourt ce qui semble être une boucle en un an. « Le tour complet était une orbite aplatie qui pouvait durer autour d’un an, à raison d’un village toutes les semaines ou tous les quinze jours en moyenne, selon les imprévus de la marche et l’attente. »
Les personnages ont une vie routinière et bien ordonnée, malgré un monde où la seule chose qui tourne rond semble être leur déplacement sur les rails.
Personne ne comprend à quoi servent véritablement les aiguillages, puisque parfois, le train semble s’arrêter pour rien ; et, d’ailleurs, quel est ce train spectral qui semble appartenir au siècle dernier ?
Pampa est un roman hors norme, c’est un roman à vivre. Difficile de trouver les mots. Une plongée dans un réalisme magique poussé à son paroxysme. Il faut consentir à monter dans le train…




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