Dans les murs décrépis d’un ancien restaurant italien, quatre enfants grandissent en vase clos. Primo, l’aîné, impose une autorité rude pour maintenir un semblant d’ordre. Piero, aveugle et déjà englouti par l’alcool, s’enfonce dans ses propres ténèbres. Chiara, sage-femme révoltée, porte sur son corps et dans ses silences les blessures de l’histoire familiale. Et puis Benito, le cadet, narrateur discret, celui qui observe, celui qui tente de mettre des mots là où tout s’est construit dans le mutisme.

Depuis dix ans, la mère a disparu. Et soudain, une lettre. Elle annonce son retour. Cet événement, à lui seul, suffit à faire voler en éclats le fragile équilibre de la fratrie. Dès lors, Benito s’arrache à la maison, dérive dans un Paris nocturne, croise des existences cabossées (poètes anarchistes, prostituées, figures perdues…)…

La force du roman tient d’abord dans la tension que Marius Degardin installe,ma curiosité a été piquée au vif dès le début du roman. Et derrière un texte qui paraît sombre, transparaît en filigrane la figure de Romain Gary. Par moment, on croirait voir passer Momo de la vie devant soi au coin d’une rue…

Les Mandragores est un premier roman, une voix singulière est née ✨️

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