Il y a un reste de colère après avoir refermé “Mon vrai nom est Elisabeth” et puis j’ai repensé à Natalia du roman de Merce Rodoreda…

Barcelone années 1920, Natalia s’en va au bal avec son amie Julietta, elle y rencontre Quimet son futur mari. Il lui promet que dans un an, ils seront mariés et elle sera sa reine. Quimet est macho et autoritaire comme la majorité des hommes dans une société où les femmes étaient au service. Il la nie au point de changer son prénom, il l’appelle Colomita alors que son prénom est Natalia, il critique ses moindres faits et gestes, il lui impose même de vivre avec des pigeons dans l’appartement.

Et quand on pense que la vie ne peut être plus ténébreuse survient la guerre civile.
Quimet part combattre dans l’armée Républicaine et elle reste seule avec leurs deux enfants. Toute la force de ce roman se niche dans la véracité du personnage de Natalia.

Peu éduquée, son mode d’expression est assez naïf et s’attache souvent à des détails qui n’ont pas d’importance. Cela donne une dimension sociale à une guerre qui est souvent racontée à travers ses héros. Natalia incarne une majorité de la population qui n’est pas politisée et qui comprend à peine les événements qui sont en train de bouleverser leurs vies…

Et pendant des années, on a empêché l’instruction des femmes, on a fabriqué des milliers, des millions, de Natacha, d’Elisabeth… On a étouffé leur liberté,on les a fait taire… pour mieux les asservir. 

Je le sais mais je suis toujours en colère.

Tout mon amour et mes sincères salutations aux “hystériques”… ✨️💜

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