“La folie ? C’est le pays des souffrances qui n’ont nulle part où aller.”
Des jours après la lecture, je ressens encore le froid, l’humidité et toutes les sensations que m’ont fait sentir ce roman.
Je me souviens encore de la beauté d’une langue qui pousse à répéter, à mâcher, à remâcher des mots qui mis ensemble forment une sublime harmonie.
🔥 “Rien n’est plus doux que quand le monde vous entre par les oreilles, car alors tout se mélange. Ce qui était en haut se retrouve en bas, l’important devient secondaire et, tout le temps où ça dure, plus personne n’a le dessus sur personne. Les mots des hommes sont refondus dans la voix des oiseaux, la vie parle une même langue, une langue pour tout le monde, arbres, sols, humains et bêtes. Fermez les yeux. Rien n’est plus doux que quand le monde vous entre par les oreilles.”
Je suis encore en empathie avec ces personnages. Lorsqu’un incendie détruit la ferme de Gaspard et Blanche, Josef pousse son premier cri. C’est l’engrenage du malheur pour cette famille. Josef ignore tout des tragédies qui ont frappé les siens, mais en portent le poids inconscient, au point de ne pas arriver à trouver le bonheur. S’ensuit l’impossibilité d’être soi, de créer du lien avec les autres, d’aimer, de se laisser aimer, de construire sa vie et d’avancer.
C’est un roman qui frôle la perfection tant sur le fond que sur la forme. Je vais le relire.
Sublime. ✨️🔥


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