Françoise Sagan nous raconte, se raconte et nous offre un récit très attachant. Ses amitiés, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Tennessee Williams, Marie Bell, Carson MC Cullers… Ses passions et penchants, la lecture, le jeu, le théâtre, la vitesse… Tout est simple et naturel dans ses mots.
Comme elle. Sagan est franche, dans son attitude et dans l’admiration qu’elle peut porter aux autres. Et je trouve cela admirable.
💫
C’est dans ce livre qu’elle se raconte pour la première fois et je dois dire que c’est un fabuleux cadeau qui nous est offert. Elle nous ouvre les portes de son cœur et nous permet de nous approcher au plus près d’elle. Je me suis sentie très proche, comme lorsque l’on pose la tête sur l’épaule d’un être aimé et que l’on boit ses paroles. On y découvre la femme sensible, capable d’humilité et de remises en cause. Loin du cliché que l’on se fait du personnage.
J’ose presque dire après cette lecture, qu’il faut entrer dans l’univers de Sagan par ce livre.
💫
« De même, me fallut-il longtemps, dans mes rapports sentimentaux, pour chercher dans l’œil de l’autre sa vraie nature et non un reflet embelli de moi-même… »
💫
A propos de Jean-Paul Sartre : « J’aimais le tenir par la main et il me tînt par l’esprit. J’aimais faire ce qu’il me disait, je me fichais de ses maladresses d’aveugle, j’admirais qu’il ait pu survivre à sa passion de la littérature. J’aimais prendre son ascenseur, le promener en voiture, couper sa viande, tenter d’égayer nos deux ou trois heures, lui faire du thé, lui porter du scotch en cachette, entendre de la musique avec lui et j’aimais plus que tout l’écouter. «


Laisser un commentaire