24h, c’est le temps qu’il m’a fallu pour m’attacher à jamais au personnage de Momo. 24h c’est le temps qu’il m’a fallu pour dévorer ce livre. Le langage de Momo est peut être simple mais Momo c’est l’innocence intelligente d’un garçon plongé trop tôt dans la dure réalité de la vie. Ses réflexions sont intéressantes et le ton enfantin de son phrasé vient appuyer son charme. Il crée un attachement affectif immédiat. La forme est simple mais le fond est puissant.  24h, c’est aussi le temps qu’a pris Romain Gary pour bouleverser une conviction très ancrée en moi. En effet, j’avais tendance à penser que le langage simplifié otait son charme à un récit. Que la littérature se devait d’avoir un minimum de soutenance pour enrichir ceux qui la lisent. Mais Romain Gary a absolument tout chamboulé. Sa plume m’a déboussolée. C’est une lecture dont je me souviendrais longtemps.
C’est mon premier Gary et ce ne sera pas le dernier.
Lequel me conseillez-vous en suite ? 😉

« J’ai souvent remarqué que les gens arrivent à croire ce qu’ils disent, ils ont besoin de ça pour vivre. »

« Lorsqu’il n’y a personne pour vous aimer autour, ça devient de la graisse. »

« Je me disais que ce serait une bonne chose de faite si Monsieur Hamil épousait Madame Rosa car c’était de leur âge et ils pourraient se détériorer ensemble, ce qui fait toujours plaisir. »

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