Je viens de terminer « Chéri » de Colette. Une lecture aussi intense que « La lettre d’une inconnue » de Zweig, c’est dire ! C’est pour cette intensité que j’aime tant la lecture. La réalité des sentiments, de la peine et la frustration de ces personnages vivant cet amour impossible est absolument bouleversante. Oh Nounoune et Chéri, comme je partage votre peine !
Résumé : Malgré une différence d’âge entre eux, Léa de Lonval est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. Léa ressent les moindres effets d’une passion qu’elle pense être la dernière. Il suffira à Chéri d’épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. Peinture narquoise d’un certain milieu demi-mondain.
Pour les hispanophones (car je n’ose pas me permettre de le traduire) cela me ramène à ce poème de Dario Jaramillo :
« Un día en la penumbra te enamoras de tu amor imposible.
Una breve charla, si acaso una mirada, una sonrisa leve,
un levísimo guiño inolvidable
y cae el azul entero de cielo sobre tu alma
y desfalleces de la dicha,
llueve la luz en tus adentros.
Sabes que es un amor imposible.
Sabes que no hay manera de cruzar una vida con la otra,
que, acaso, fue una fortuna que un día tocaras a tu amor imposible.
Pero también sabes que es imposible tu amor,
que no lo verás más,
que el amor que le tienes a tu amor imposible
no necesita a tu amor imposible,
que amas a una quimera que un día se encarnó debajo de la piel
más lejana y que más amas. »


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